Comptes à terme et placements sécurisés : comparer les offres pour 2026
Pour ceux qui souhaitent sécuriser leur épargne, les comptes à terme offrent une alternative stable aux comptes classiques. En Suisse, les banques proposent différents taux et durées, qui varient selon le montant placé et les conditions spécifiques de chaque établissement. Ce guide explique comment choisir un placement sûr, comment comparer les taux d’intérêts, et comment utiliser les outils en ligne pour estimer vos gains potentiels sans prendre de risques inutiles.
Pour préparer 2026, beaucoup d’épargnants suisses se tournent vers des placements à capital généralement protégé, où le taux est fixé à l’ouverture. L’enjeu n’est pas seulement de « trouver un taux », mais de comparer des offres qui diffèrent aussi par la durée, la flexibilité, les conditions de retrait et parfois la monnaie (CHF ou devises).
Comment fonctionnent les comptes à terme et quels avantages offrent-ils ?
Un compte à terme (souvent appelé dépôt à terme ou placement à terme) consiste à immobiliser un montant pendant une période définie (par exemple 3, 6, 12, 24 ou 60 mois) en échange d’un taux d’intérêt fixé. L’avantage principal est la visibilité : vous connaissez la règle de calcul du rendement dès le départ, ce qui facilite la planification. En contrepartie, la liquidité est réduite : un retrait anticipé est souvent impossible, ou soumis à des pénalités et à l’accord de la banque. En Suisse, il faut aussi vérifier si l’offre est disponible pour les particuliers, si elle exige un compte de référence, et si elle est proposée en CHF uniquement.
Comparaison des taux d’intérêt proposés par les banques suisses
Les taux des comptes à terme en Suisse évoluent avec le niveau des taux du marché et la politique monétaire, mais aussi avec la stratégie commerciale de chaque établissement. À caractéristiques similaires, les écarts viennent souvent de la durée (certains horizons sont « mieux rémunérés » que d’autres), du montant (paliers), et du canal de souscription (en agence vs en ligne). Pour comparer, il est utile d’aligner les paramètres : même monnaie, même durée, même mode de versement des intérêts (à l’échéance ou périodique) et mêmes conditions en cas de clôture anticipée. Enfin, vérifiez si le taux est brut ou déjà présenté après la retenue éventuelle, et comment la fiscalité s’applique à votre situation.
Durée et montant : facteurs influençant le rendement
La durée agit à deux niveaux : le taux proposé et le coût d’opportunité. Une durée plus longue peut offrir un taux supérieur, mais elle vous expose au risque de « rater » une remontée des taux si vous restez bloqué. À l’inverse, une durée courte augmente la flexibilité, mais peut réduire le rendement si la banque rémunère moins les maturités brèves. Le montant placé peut aussi changer l’offre : certaines banques appliquent des seuils (par exemple dès 10’000 CHF, 50’000 CHF, 100’000 CHF), ou négocient davantage pour des montants élevés. Pour une comparaison juste, ramenez toujours le résultat en rendement annuel effectif et tenez compte des intérêts composés si les intérêts sont versés et réinvestis.
Utiliser un calculateur en ligne pour estimer vos gains
Un calculateur en ligne aide à transformer un taux et une durée en montant d’intérêts attendu. Pour une estimation utile, saisissez le capital, la durée exacte (en mois ou années), le taux annuel, puis précisez si les intérêts sont payés à l’échéance ou chaque année. Pensez aussi aux éléments qui font varier le résultat réel : l’impôt sur le revenu (selon votre canton et votre situation), une éventuelle retenue à la source sur les revenus d’intérêts selon les cas, et les règles de capitalisation. En pratique, une bonne estimation compare plusieurs scénarios (durées différentes, reconduction ou non à l’échéance) plutôt que de se limiter à un seul taux affiché.
Différence entre comptes à terme et comptes d’épargne classiques
En conditions réelles, la « comparaison d’offres » ne se limite pas au taux : il faut aussi comparer la flexibilité. Un compte d’épargne classique permet généralement des retraits (avec limites mensuelles/annuelles selon la banque), tandis qu’un compte à terme rémunère en échange d’une immobilisation. Pour objectiver, comparez le couple rendement/liquidité : si vous avez besoin d’une réserve disponible, un compte d’épargne peut être plus adapté même avec un taux plus faible. Si vous pouvez bloquer une partie de votre trésorerie, un compte à terme peut stabiliser le rendement sur une période donnée. Les banques suisses publient leurs conditions, mais les taux et seuils changent ; le bon réflexe est donc de comparer sur la même durée et le même montant, puis d’intégrer la contrainte de retrait.
| Product/Service | Provider | Cost Estimation |
|---|---|---|
| Compte à terme (CHF) 12 mois | UBS | Taux annuel indicatif : env. 0,4 % à 1,2 % selon montant et conditions |
| Compte à terme (CHF) 12 mois | Raiffeisen | Taux annuel indicatif : env. 0,5 % à 1,3 % selon coopérative, montant et canal |
| Compte à terme (CHF) 12 mois | PostFinance | Taux annuel indicatif : env. 0,4 % à 1,1 % selon durée et paliers |
| Compte à terme (CHF) 12 mois | Zürcher Kantonalbank (ZKB) | Taux annuel indicatif : env. 0,5 % à 1,4 % selon durée et montant |
| Compte à terme (CHF) 12 mois | Banque Cantonale Vaudoise (BCV) | Taux annuel indicatif : env. 0,5 % à 1,4 % selon durée et paliers |
| Compte à terme (CHF) 12 mois | Migros Bank | Taux annuel indicatif : env. 0,4 % à 1,3 % selon durée et montant |
Prices, rates, or cost estimates mentioned in this article are based on the latest available information but may change over time. Independent research is advised before making financial decisions.
Pour affiner la comparaison, regardez aussi les détails qui peuvent coûter « indirectement » : conditions de retrait anticipé, reconduction automatique à l’échéance, minimum de souscription, et nécessité d’un compte privé associé. Un point souvent sous-estimé est le risque de réinvestissement : à l’échéance, le nouveau taux peut être plus bas (ou plus haut). Une approche courante consiste à échelonner (laddering) plusieurs échéances (par exemple 6, 12 et 24 mois) afin de lisser le risque de taux et d’améliorer la flexibilité sans renoncer totalement au rendement.
En résumé, comparer des comptes à terme pour 2026 revient à aligner les paramètres (monnaie, durée, montant, modalités) puis à arbitrer entre rendement et disponibilité des fonds. Un calculateur simplifie l’estimation, mais la décision dépend surtout de votre horizon et de votre besoin de liquidité. En Suisse, les différences entre banques se jouent autant sur les conditions pratiques que sur le taux affiché à un instant donné.